Bonheur nordique

Détente et relaxation avec un des soins typiques au Québec.

Nordik Spa-Nature, photo de Nordik/Photolux

Un dimanche soir tranquille au Spa Sibéria, aux abords de Québec et au bord de la rivière Jaune. Je porte un maillot de bain et un peignoir pour explorer les allées asphaltées bordées d’arbres qui mènent aux saunas, bains de vapeur, aires de détente et piscines extérieures. Ici et là, je vois des gens qui profitent des installations : sauna sec, plusieurs cuves thermales à jets isolées, aire de détente extérieure avec chaises longues autour d’un foyer. Les autres visiteurs ne me dérangent pas et je ne les dérange pas. Nous sommes déterminés à profiter de l’atmosphère détendue, sans compter que le règlement exige la tranquillité, que ce soit dans la zone de chuchotement ou la section de silence complet.

Dans les spas nordiques comme le Sibéria, immensément populaires au Québec, mais moins ailleurs au pays, tout est axé sur la détente et la thermothérapie, pratique qui existe en Europe depuis des milliers d’années sous diverses formes. Le principe de la thermothérapie est simple : avoir vraiment chaud, dans un sauna sec ou à infrarouge, un bain vapeur ou une cuve thermale, puis se rafraîchir rapidement dans un bassin d’eau froide ou, si on aime l’idée et que le temps le permet, en se roulant dans la neige. Après un repos de 15 à 20 minutes, on répète le cycle autant de fois que l’on veut. Cette pratique est bénéfique pour la détente et réduire le stress; les experts prétendent aussi qu’elle assouplit les muscles et améliore la circulation sanguine et le sommeil. De nombreux spas offrent un menu de services, dont massages et soins du visage.

 

« Oubliez vos problèmes et ne pensez à rien d’autre. »

 

La Belle Province a vraiment rehaussé l’expérience, d’inspiration européenne, en offrant un milieu naturel dans de très nombreux spas. On ne sait pas au juste pourquoi le Québec en est devenu l’épicentre de ce type de spa, mais en fait, bien des gens ne pourraient plus s’en passer pendant leurs loisirs.

Les auberges rurales proposent seulement un sauna, une cuve thermale et un bassin froid, et les plus grands spas se trouvent plus près des centres urbains. Tous sont toutefois axés sur le cycle chaleur-froid de la thermothérapie.

À Montréal, les visiteurs peuvent passer l’après-midi au Bota Bota, un traversier converti en spa et ancré dans le Vieux-Port qui offre des vues panoramiques du Saint-Laurent et du centre-ville. À Charlevoix, les skieurs peuvent choisir Le Germain à Baie-Saint-Paul, où le Spa Nordique propose un bassin extérieur donnant sur de vastes terres agricoles. À Ottawa, il faut traverser la frontière vers Chelsea pour se détendre au Nordik Spa-Nature. Cette grande installation comprend des sections de silence, de chuchotement et de conversation afin que chacun y trouve son compte en termes de détente.

« C’est une bonne façon de prendre soin de soi, dit Amélie Gagnon, directrice de l’exploitation du Spa Sibéria. Oubliez vos problèmes et ne pensez à rien d’autre. »

En descendant vers la rivière au Sibéria, je découvre un quai avec un trou qui forme une cuve naturelle, mais je ne suis pas assez courageuse pour m’y glisser. Je profite de certaines des autres options : un sauna qui sent bon le bois, une salle de relaxation ressemblant à une caverne, et un bassin avec une chute où l’eau est si froide que j’y entre seulement jusqu’à la taille. Mon esprit est calme mais alerte; je vois pourquoi il y a tant d’abonnés. « Tout le monde est stressé, dit Madame Gagnon. Quand on va au spa, on peut se détendre et avoir un moment à soi. »

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